L’anxiété ne ressemble pas toujours à une grosse crise d’angoisse.
Parfois, c’est beaucoup plus diffus.
C’est se réveiller avec déjà une tension dans le ventre.
Avoir le cerveau qui démarre avant même d’avoir posé un pied par terre.
Penser à tout ce qu’il faut faire, tout ce qui pourrait arriver, tout ce qu’on pourrait oublier.
C’est relire un message plusieurs fois avant de l’envoyer, rejouer une conversation dans sa tête, se demander si on a dit quelque chose de travers, imaginer la réaction de l’autre, chercher à se rassurer… puis recommencer à douter quelques minutes plus tard.
C’est avoir besoin de prévoir, d’anticiper, de contrôler.
Parce que l’imprévu, même petit, peut vite devenir énorme dans la tête.
Et parfois, on ne sait même plus vraiment ce qui nous stresse. On sait juste qu’on est tendu, qu’on cogite beaucoup, qu’on se fatigue soi-même à force de penser.
Quand le corps s’en mêle
L’anxiété, ce n’est pas seulement “dans la tête”:
Le corps peut prendre toute la place: le cœur qui s’accélère, le ventre qui se serre, la gorge nouée.
Une sensation d’oppression, des tremblements, des bouffées de chaleur, la tête qui tourne. Une impression bizarre de ne plus être complètement là.
La peur de faire un malaise, la peur de perdre le contrôle, la peur que quelque chose arrive.
Et parfois, ce sont justement ces sensations qui font encore plus peur que la situation de départ.
On sent quelque chose dans son corps, on s’inquiète, on surveille davantage, on amplifie encore la sensation… et la boucle démarre.
Le cerveau qui ne sait plus couper vraiment
Vous avez presque l’impression de ne jamais être complètement tranquille.
Même quand tout va bien, il y a toujours quelque chose qui tourne derrière : ce qu’il faut faire demain, ce qui pourrait mal se passer, ce qu’on aurait dû dire, ce qu’on aurait pu faire autrement, ce que l’autre pense, ce qu’un symptôme veut dire, ce qu’on doit vérifier ou ce qu’on risque d’oublier.
À force, c’est épuisant.
Même les moments censés être agréables peuvent devenir moins agréables parce qu’une partie de soi reste occupée à surveiller, anticiper ou contrôler.
Les petits réflexes qu’on finit par ne plus remarquer
Vérifier plusieurs fois. Demander l’avis de plusieurs personnes. Relire. Revenir en arrière. Chercher sur Google.
Se préparer mentalement à toutes les possibilités. Prévoir un plan B, puis un plan C.
Repousser une décision parce qu’on n’est jamais assez sûr.
Éviter certaines situations, annuler, demander à être accompagné ou ne pas oser faire quelque chose seul.
Tout ça peut rassurer sur le moment. Mais parfois, plus on cherche à se rassurer, plus on entretient malgré soi le besoin de se rassurer encore.
Quand l’anxiété déborde ailleurs
Ça peut aussi donner moins de patience.
On devient plus irritable, plus à fleur de peau.
Le moindre imprévu agace, le bruit fatigue, les autres fatiguent, les changements de programme deviennent difficiles à supporter.
On peut s’énerver pour des petites choses et culpabiliser après. Ou au contraire, tout garder à l’intérieur jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus.
Et pourtant, on sait parfois très bien que c’est excessif
C’est ce qui peut être particulièrement frustrant. On peut savoir que sa peur est disproportionnée, que le scénario imaginé est peu probable, qu’on réfléchit trop et qu’il faudrait lâcher prise… et ça ne suffit pas forcément.
Parce que certaines réactions sont devenues automatiques.
On ne choisit pas d’avoir le ventre noué. On ne choisit pas que son cœur s’emballe. On ne choisit pas qu’une pensée revienne vingt fois.
Et se dire simplement « arrête de penser » ou « détends-toi » ne change pas grand-chose quand le mécanisme est déjà lancé.
C’est là que je travaille
Je ne cherche pas simplement à vous apprendre à mieux « gérer » votre anxiété. Je cherche surtout à comprendre comment elle fonctionne chez vous : ce qui la déclenche, ce qui l’entretient, ce qui vous rassure sur le moment mais nourrit peut-être la boucle derrière, ce qui se passe dans votre corps, ce que vous anticipez et ce que vous évitez.
À partir de là, on travaille sur ces réactions automatiques. J’utilise principalement l’hypnose Ericksonienne, avec également des outils issus de la PNL et de l’EMDR lorsque c’est pertinent. Deux personnes peuvent dire « je suis anxieuse » et vivre quelque chose de complètement différent, donc je ne travaille pas avec un protocole identique pour tout le monde.
Quand ça commence à peser sur le quotidien
L’anxiété devient vraiment envahissante quand elle commence à décider à votre place.
Quand vous refusez une sortie parce que vous savez que vous allez trop cogiter avant. Quand vous repoussez un rendez-vous. Quand vous avez besoin que quelqu’un vous accompagne. Quand vous évitez certains trajets, certaines situations ou certaines conversations.
Quand vous passez tellement de temps à anticiper que vous profitez moins de ce qui est en train de se passer.
Quand vous demandez souvent à être rassuré, mais que le soulagement ne dure jamais très longtemps.
Quand une petite contrariété peut vous mettre complètement en tension parce que vous êtes déjà à bout.
Quand vous avez l’impression d’être “comme ça depuis toujours” et que vous ne savez même plus ce qui relève de votre personnalité ou de l’anxiété.
Comment se passe une séance ?
On commence simplement par parler de ce que vous vivez aujourd’hui. Ce qui déclenche l’anxiété, ce qui se passe dans votre tête, ce que votre corps fait, ce que vous évitez, ce que vous redoutez, ce que vous essayez de contrôler.
Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une explication claire ni de savoir d’où ça vient. On peut très bien partir de ce qui se passe maintenant.
Ensuite, on travaille en hypnose sur les réactions qui se déclenchent automatiquement. L’idée n’est pas de vous faire “oublier” ce que vous ressentez, mais de modifier peu à peu la manière dont votre cerveau et votre corps répondent à certaines situations.
Combien de séances ?
Je préfère ne pas annoncer un nombre de séances à l’avance, parce que ça dépend vraiment de chacun.
Certaines personnes sentent rapidement que quelque chose bouge. Pour d’autres, il faut un peu plus de temps. Ça dépend de l’intensité de l’anxiété, de ce qui l’entretient, de son ancienneté et de la manière dont elle s’est installée.
Le but n’est pas de multiplier les séances, mais de travailler de manière ciblée sur ce qui vous gêne vraiment.
Vous en avez marre que ça tourne autant dans votre tête ?
Si vous vous êtes reconnu plusieurs fois en lisant cette page, si vous avez l’impression d’être toujours en train de penser, prévoir, vérifier, anticiper ou contrôler, alors ça peut valoir le coup d’en parler.
L’anxiété peut finir par devenir tellement habituelle qu’on croit parfois que c’est juste notre façon d’être.
Alors qu’en réalité, il y a souvent beaucoup de choses sur lesquelles on peut travailler.